Bonsoir les aviateurs ! Chaque dimanche soir, Des Ailes et des Plumes vous donne à lire ou relire un morceau de littérature aéronautique, vous offre une immersion dans l'histoire de l'aviation et vous partage enfin les bonnes nouvelles de la filière aéro. Rendez-vous aujourd'hui avec L'espoir d'André Malraux.
En 1937, André Malraux signe L’espoir, son grand roman sur la guerre d’Espagne. Quatre ans plus tôt, en 1933, il avait été l’auteur d’un premier coup de tonnerre littéraire avec La condition humaine qui recevait le prix Goncourt et qui allait s’imposer comme l’un des livres les plus importants de l’histoire du XXe siècle. Le roman traitait de la guerre civile chinoise. Quatre ans plus tard, c’est donc une autre guerre civile qui intéresse de près Malraux, cette fois sur le théâtre européen, et qui sera déterminante dans le parcours idéologique de l’auteur, la guerre d’Espagne.
Alors qu’il ne s’est jamais engagé dans la révolution chinoise, qu’il n’a pas été présent en Chine pour l’observer, bien qu’il ait séjourné plusieurs années en Indochine, son implication dans la guerre d’Espagne aux côtés des Républicains est d’une toute autre dimension. Militant antifasciste infatigable, il veut prendre sa part de responsabilité en aidant concrètement les adversaires de Franco. L’espoir est ainsi imprégné de ses observations au plus près du terrain. Le style qu’il emploie est cinématographique. Et pour cause, il adaptera lui-même son roman pour le cinéma un an plus tard, le film connaissant un grand succès après la Seconde Guerre Mondiale. L’Espoir est son dernier roman, et c’est sa troisième partie qui nous intéresse le plus car l’auteur nous livre de grandes scènes héroïques d’aviation, comme l’illustre le passage suivant.
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