Bonsoir les aviateurs ! Chaque dimanche soir, Des Ailes et des Plumes vous donne à lire ou relire un morceau de littérature aéronautique, vous offre une immersion dans l'histoire de l'aviation et vous partage enfin les bonnes nouvelles de la filière aéro. Ce dimanche, rendez-vous avec Romain Gary l'aviateur et sa Promesse de l'aube.
L’aviation apparaît chez Romain Gary seulement dans le troisième acte de La promesse de l’aube, publié en 1960. Mais le cœur du roman demeure sa relation avec sa mère. “Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours.”, écrit-il. Lui s’est tenu aux deux promesses qu’il s’est faites: vaincre Hitler et devenir écrivain. Une façon pour lui de décrocher la fierté de sa mère qui rêvait qu’il devienne un héros. Deux écrivains-aviateurs ont entretenu des relations très riches avec leur mère, Saint-Exupéry et Gary, de façon différente toutefois. Dans La promesse de l’aube, la mère de Gary est partout. On aurait presque l’impression qu’elle habite son cockpit. Dans le passage que je vous partage, au moment de prendre la direction de l’Angleterre, il quitte sa mère et sa patrie de cœur, défaite par l’Allemagne, un double déchirement qui transparaît continuellement au fil des pages.
“L’aérodrome de Bordeaux-Mérignac les 15, 16 et 17 juin 1940 était certainement un des endroits les plus étranges qu’il m’eût jamais été donné de fréquenter.
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