Bonsoir les aviateurs ! Chaque dimanche soir, Des Ailes et des Plumes vous donne à lire ou relire un morceau de littérature aéronautique, vous offre une immersion dans l'histoire de l'aviation et vous partage enfin les bonnes nouvelles de la filière aéro. Ce dimanche, nous nous retrouvons assis au bureau du patron, Didier Daurat.
Que c’est émouvant de relire les souvenirs d’un pionnier du ciel et qui plus est, d’un artisan de lien, car ce fut bien cela le projet qu’il poursuivait avec son ami Beppo de Massimi, celui qui lui fit rencontrer Pierre-Georges Latécoère, l’emblématique créateur des premières liaisons postales aériennes : faciliter les relations et les échanges entre les peuples. En 1956, Didier Daurat, que tous les pilotes appellent Monsieur Daurat, signe ses mémoires sous le titre Dans le vent des hélices. En voici un extrait dans lequel il raconte les prémices d’une extraordinaire épopée : la conquête, par les airs, du Maroc et le début d’une aventure qui prendra le nom, quelques années plus tard, de l’Aéropostale.
“Massimi m’avait longuement exposé les plans de Latécoère, mais j’avais hâte de connaître l’homme. Dès l’abord, il me convainquit. On le sentait animé par une volonté d’acier, intelligente, réfléchie, qui pesait chaque obstacle. Il est rare de trouver chez un être une aussi forte dose d’audace et de sérieux combiné. En l’entendant, je voyais les chances de la Ligne et ses embûches. Comme il me le dit en guise de conclusion :
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